Pourquoi des syndicats ?

Publié le 1er juin 2021par DELTON

Action syndicale

Tous les acquis sociaux ont été gagnés par les travailleurs eux-mêmes à l’issue de longues luttes souvent meurtrières.

21 novembre 1831 :

Révolte des canuts de Lyon. Les canuts réclament un "tarif", au-dessous duquel aucun fabricant ne pourra les rémunérer. Le préfet réunit une commission de conciliation. Un tarif est établi et un accord signé. 104 patrons sur 1400 refusent l’accord et font appel au gouvernement. Manifestations, des incidents éclatent avec la garde nationale. Les canuts s’emparent d’armes et tiennent la Croix Rousse. Le cri : "Vivre en travaillant ou mourir en combattant" est repris par toute une population.
C’est la première insurrection ouvrière. Le gouvernement envoie 20000 hommes de troupe. Le tarif est annulé, le préfet destitué, la révolte noyée dans le sang.

28 septembre 1864 : création de l’Association Internationale des travailleurs à Londres (L’internationale)

Les statuts en sont écrits par Karl Marx. Sa revendication essentielle est les 3x8 (8 heures de travail, 8 heures de détente, 8 heures de repos)

La commune de Paris, 18 Mars-27 Mai 1871

La répression qui s’en suit est extrême ( 25000 à 30000 victimes). Le mouvement ouvrier qui n’a plus de leader est plongé dans des années de silence.

1872 : suppression du droit de grève

1er mai 1886

Aux Etats Unis 5000 grèves sont enregistrées et 150 000 ouvriers obtiennent les 8 heures.

3-4 mai 1886 massacre de Haymarket (Chicago)

Une grève, le 1er mai, entraîne un affrontement entre "jaunes", grévistes, et la police privée de l’usine Mac Cormick. Le 3, l’intervention de la police fait 4 morts et de nombreux blessés parmi les grévistes.
Le 4 mai, lors d’un meeting de protestation autorisé par le maire, une bombe explose dans les rangs de la police : 7 morts, 59 blessés. S’ensuivent arrestations, condamnations.
Les 5 organisateurs du meeting sont arrêtés, condamnés à mort et pendus. D’autres resteront emprisonnés. Ces événements seront à l’origine du choix du premier mai comme journée de lutte et de revendications ouvrières.

18 avril 1904 : Jean Jaurès fonde le quotidien socialiste "l’Humanité"

1er mai 1906, un événement considérable :

C’est la 1ère campagne nationale de la CGT pour la journée de 8 heures. Clemenceau craint une montée révolutionnaire et fait investir Paris par l’armée. Griffuelhes est arrêté, de nombreuses perquisitions ont lieu.
Il y eut 100000 grévistes, chiffre considérable car cela entraînait souvent le renvoi. Le mouvement révolutionnaire craint par Clemenceau n’eut pas lieu, mais de violentes bagarres se produisirent dans le quartier de la République et durant 24 heures, la France a été paralysée par la grève générale.

1906 : création du Ministère du travail

13 juillet 1906 : loi généralisant le repos hebdomadaire. II a fallu dix-huit mois de lutte syndicale ininterrompue.
La semaine de travail n’est plus que de six jours et la semaine de 60 heures (versus 7 jours de 12 heures soit 84 heures par semaine)

1907 : lutte des carriers de Villeneuve-Saint-Georges.

Ils sont mitraillés par la police ; on dénombre 8 morts. La CGT placarde une affiche condamnant ce "gouvernement d’assassins".

1er mai 1909 : lutte pour la retraite des vieux travailleurs

18 octobre 1910 : Grève de l’ensemble des cheminots et des postiers

II y aura 3300 révocations chez les cheminots et 500 révocations chez les postiers

1910 : 1ère édition du Code du travail

1932 : droit de se syndiquer pour les fonctionnaires

5 mai 1936 : victoire de la gauche au second tour des législatives permettant la mise en place d’un gouvernement de Front populaire,

Le 2 juin 1936 : grève générale, début juin 1936 : les grèves atteignent leur apogée Les usines sont occupées ; la France est paralysée.
Instauration des premiers congés payés (2 semaines)
Augmentations de salaire, la semaine de 40 heures. Ces acquis, cependant, furent de courte durée, car ils furent révoqués dès le retour de la droite au pouvoir

En 1949, instauration de convention collective

Le 25 novembre 1949, arrêt de travail de 24 heures pour obtenir le retour à la libre discussion des salaires dans le cadre des conventions collectives, la fixation d’un salaire garanti et l’avancement de tranches de reclassement pour les fonctionnaires. La grève qui est un succès est suivie de résultats. Le 11 février 1950, le parlement vote la loi autorisant l’établissement de conventions collectives nationales, régionales et locales.

Février 1950 : création du SMIG (Salaire minimum interprofessionnel garanti)

1952 et 1953 : des grèves très dures et fortement réprimées (7 morts le 13 juillet 1953) font suite aux arrestations de représentants syndicaux CGT importants ainsi que des députés communistes.
En août 1953 a lieu une grève dans le secteur public avec plus de 2 millions de grévistes.

En février 1956, suite aux accords chez RENAULT, la 3ème semaine de congés payés est acquise

1967 : Grève générale pour la défense de la Sécurité sociale. CGT-CFDT-FO-FEN

En 1968,

L’agitation étudiante qui dure depuis le mois de février déclenche, le 1er mai, grosse manifestation CGT à Paris (la première depuis 1954).
La répression policière envers les étudiants bat son plein et finit par indigner la population. Le 13 mai, manifestation nationale à l’initiative de la CGT qui regroupe la CGT, la CFDT, FO, la FEN et l’UNEF. Le mouvement continue et la grève générale éclate le 20 mai (10 millions de grévistes).

Le 27 mai sont signés les accords de Grenelle. Les acquis sociaux sont importants :

  • 40 heures de travail hebdomadaire définitif ;
  • 4ème semaine de congés payés ;
  • et surtout l’entrée du droit syndical dans l’entreprise

1981 : François Mitterrand est élu président de la République.

1982 : En janvier :

Ordonnances sur les 39 heures et la cinquième semaine de congés payés, en mars, ordonnance sur la retraite à 60 ans.
En août, octobre et novembre, lois sociales (lois Auroux), sur les libertés dans l’entreprise, le développement des institutions du personnels, les négociations collectives, les CHS-CT, le droit d’expression des salariés

1988 : création de SUD

(solidaires, unitaires, démocratiques) par des militants de la CFDT

1991 : loi instituant les Conseillers du salarié

1992 : éclatement de la FEN et création de la FSU

Février 1993 : création de l’UNSA

En février 1993, la FEN avec plusieurs autres organisations syndicales autonomes, comme elle, depuis la scission de 1947, crée l’UNSA (Union nationale des syndicats autonomes).
Peu à peu, une partie des compétences, exercées auparavant par la FEN, est transférée à l’UNSA (Fonction publique, économique et social, international).

C’est quoi un syndicat ?

Quoi de mieux qu’un petit mot de notre secrétaire générale à ce sujet !

« C’est un regroupement de salariés (travailleurs) qui s’unissent pour poursuivre le même but : la défense de leurs intérêts et de leur profession face au patronat ou/et à l’Etat.

Dans une assemblée générale (ou congrès) des adhérents (les personnes qui composent le syndicat) s’entendent et votent pour :

• Définir ce qu’elles veulent obtenir et la manière d’y arriver
• Élire parmi eux des "porte-parole" chargés de les représenter et mettre en œuvre les décisions prises.

Ces porte-paroles sont des bénévoles qui acceptent cette charge pour le bien de tous et font cela en plus de leur profession. Ils méritent donc votre respect.

Si vous êtes mécontents d’eux, vous venez à la prochaine assemblée (qui a eu lieu tous les ans) et vous vous présentez pour les remplacer (ce sera voté démocratiquement)

Râler ne fera pas avancer ni changer les choses, prenez-vous en main ! le syndicat c’est vous toutes ensemble et à la majorité.

Nous n’avons que les moyens que vous nous donnez.
La cotisation n’est pas un achat de services, mais votre contribution pour faire fonctionner le syndicat et organiser la défense de cette profession.

L’aide individuelle qu’on vous apporte est un plus, mais pas l’essence même d’un syndicat qui est là pour défendre collectivement les salariés.

C’est d’ailleurs notre principale occupation dans les ministères, à la table de négociation de la convention collective etc. Evidemment on n’obtient pas tout ce qu’on demande mais on tente de limiter les dégâts.

La force d’un syndicat c’est le nombre de ses adhérents mais aussi la détermination de ses membres.

Aucune action ne peut aboutir si ce n’est pas vous collectivement qui l’avez décidée et qui êtes absolument convaincue de son bienfondé. Nous ne sommes que vos représentants.

Arrêtez de vous positionner en consommateur et soyez des acteurs de votre devenir.

Commencez par venir au congrès chaque année, donnez votre avis et vos idées en assemblée générale.

TOUS ENSEMBLE et TOUS UNIS, nous serons plus forts ! »

 

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Informations au 01/10/2021

  • Smic horaire : 10,48 € (8.175 € net)
  • Tarif minimum : 2,94 € brut de l’heure (2,30 € net)
  • Maximum journalier à ne pas dépasser : 52,40 € brut - 40,87 € net
  • Indemnité d’entretien :
    • 2,65 € minimum par journée de travail jusqu’à 7h31
    • Pour 9 h : 3,17 €
    • 0,3523 € par heure d’accueil au-delà de 9 h
  • Le chiffre pour passer du net au brut (et vice versa) est de
    • 0,7801 (0,7651 pour l’Alsace) hors HC et HS
    • 0,8932 pour les HS/HC (0,8782 pour l’Alsace)