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La garde des enfants de moins de 3 ans par une assistante maternelle ou une crèche a presque doublé entre 2002 et 2021

Publié le 21 février 2023

Métier

Les services du ministère viennent de publier une étude sur l’évolution des modes de gardes des jeunes enfants. En 2021, en France métropolitaine, 56 % des enfants de moins de 3 ans sont gardés principalement par leurs parents du lundi au vendredi entre 8h et 19h. Depuis 2002, ce mode de garde est en très net recul : il représentait 70% des enfants cette année-là. Un mouvement qui s’explique principalement par une hausse du taux d’emploi des mères.

Dans les autres cas, l’accueil se fait d’abord par une assistante maternelle (20%) ou une crèche (18%). Avec +9 points d’enfants accueillis, la progression la plus importante concerne les crèches. L’accueil par une assistante maternelle (ou par une MAM) a fortement progressé en début de période pour se stabiliser ensuite. La progression totale reste de 7 points.

Globalement, la part des enfants de moins de 3 ans confiés à une crèche ou une assistante maternelle a presque doublé en près de 20 ans.

Le recours aux différents modes d’accueil dépend évidemment très fortement de l’activité et du temps de travail des parents : 85 % des enfants dont au moins un des parents ne travaille pas sont gardés à principalement par leurs parents. Lorsque les deux parents (ou le parent seul qui vit avec l’enfant) travaillent à temps complet, le recours à un mode de garde ou d’accueil extérieur à la famille constitue la solution la plus fréquente : 38 % des enfants dans ce cas sont confiés à titre principal à une assistante maternelle ou à une MAM et 29 % à une crèche.

Des différences territoriales

Les familles vivant dans une commune rurale ont plus souvent recours à une assistante maternelle ou à une MAM comme mode de garde principal (28 % des enfants) que dans les moyennes et grandes agglomérations (16 % à 17 %). À l’inverse, la part des enfants gardés principalement en crèche atteint 20 % dans les villes de plus de 200 000 habitants et 26 % en agglomération parisienne.

La réponse au besoin impacte considérablement le ressenti et la pratique des parents. Pour sept enfants sur dix, le mode de garde correspond au premier choix des parents. Mais on constate que si les parents avaient obtenu leur premier choix, les enfants seraient nettement moins souvent gardés par eux (36 %) et que le recours à la crèche serait plus important (35%).

Les assistantes maternelles, voie de recours ? Pour un quart des enfants accueillis principalement chez nos collègues, les parents déclarent avoir été contraints par l’offre : il n’y avait pas d’autre solution disponible.

Globalement, dans 81 % des cas, les parents sont pleinement satisfaits du mode de garde de leurs enfants. Mais ce taux de satisfaction est encore plus fort lorsque la garde correspond à leur premier choix (87%) que lorsque ça ne l’est pas (67 %). On constate également que cette satisfaction est plus importante quand les enfants sont accueillis chez une assistante maternelle (86 %) que lorsqu’ils sont en crèche (74 %) ou gardés principalement par leurs parents (82 %).

Enfin, et cet aspect est particulièrement important, la Drees a cherché à connaire les freins au recours à un mode de garde. Pour les assistantes maternelles, les parents citent le plus souvent comme inconvénient principal que ce n’est pas financièrement le plus intéressant (23 %) et que l’enfant n’est pas suffisamment en contact avec d’autres enfants du même âge (10 %). Pour les crèches, les parents citent également le plus souvent, même si c’est dans une bien moindre mesure, que ce n’est pas financièrement le plus intéressant (14 %), mais aussi que les horaires d’ouverture ne sont pas adaptés à leurs horaires de travail (12 %).

L’UNSA PROASSMAT milite depuis plusieurs années pour l’harmonisation de l’aide reçue par le particulier employeur avec celle versée pour l’accueil collectif afin que le choix du mode de garde ne soit pas déterminé par l’aspect financier.

La création d’un fonds de garantie de paiement des salaires est également une très forte revendication du syndicat pour ne pas laisser les professionnelles dans la détresse lorsque le parent employeur est insolvable ou en surendettement.

Il convient également que Pajemploi assure une meilleurs pris en compte des fraudes et abus parentaux.

Source : étude Drees - Etudes et résultats n° 1257 du 14 février 2023

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Repères pro

Informations au 1er février 2024

  • Smic horaire: 11.6500€
  • Tarif mini légal: 11.6500€ x 0.281: 3.27€
  • Tarif min conventionnel (ne s'applique pas aux assistantes de crèches familiales publiques): 3.50€
  • Maximum journalier à ne pas dépasser: 58.25€
  • Indemnité d'entretien
    • 2.65€ minimum par journée de travail jusqu'à 6h23
    • Pour 9h : 3.74€
    • 0.415€ par heure d'accueil.
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